C’est à force de débattre avec n’importe qui que les médias disent n’importe quoi
Publié le 3 octobre 2024 par ΚύωνIl est une croyance généralement répandue que le débat, organisé dans un contexte de liberté d’expression, permettrait de faire éclater la vérité. Tellement bien ancrée qu’elle est même enseignée sans aucune remise en question par l’éducation nationale[1].
C’est faux. C’est aussi stupide que de dire que la concurrence, dans un contexte de libre marché, permettrait aux consommateurs de sélectionner les producteurs les plus éthiques. Les faits montrent que c’est généralement exactement le contraire qui se produit. Et il n’y a rien de surprenant à ce que ce soient toujours les milieux complotistes et/ou autoritaristes qui réclament des débats à cor et à cris et qui se fassent les chantres de la liberté d’expression.
Deux débattants sont perçus comme d’égale légitimité
Lorsque deux astrophysiciens exposent leurs arguments pour essayer de trancher entre théorie des cordes et gravité quantique, ils sont a priori sur un pied d’égalité. Ils connaissent tous les deux leur sujet. Ils ont tous les deux des modèles crédibles et des éléments pour les étayer. Ils sont tous les deux ouverts aux arguments de l’autre et prêts à écouter les critiques de leur modèle. Critiques qui seront en général constructives.
Par contre, si l’on met face à face un platiste et un astrophysicien, on présente une personne qui a lu trois articles sur internet comme l’égale d’une autre qui a passé sa vie à étudier le sujet. Même dans le cas où l’astrophysicien écraserait le platiste du poids de ses arguments, le platiste pourra se targuer d’avoir débattu dans la même court, avoir son nom à côté des grands noms de l’astronomie sur son blog ou même dans des coupures de journaux, dire n’importe quoi à propos de son débat dans des contextes ou l’astrophysicien ne sera plus là pour lui donner la réplique (en sachant que la plupart des gens n’iront pas vérifier), et dans tous les cas bénéficier d’une visibilité qu’il n’aurait jamais eu sans le débat.
« Euh… Si vous voulez, le libéral[2], par définition, si vous voulez, quand on lui propose un débat, il l’accepte. »
Sans blague. Et les brouteurs béninois, tu crois qu’ils refusent quand on leur propose un virement bancaire peut-être ?
L’inconnu bénéficie de l’audience de la star
Supposons qu’un politicien très connu, Mel’Bouchon, soit perçus comme un candidat crédible par un million d’électeurs à une élection quelconque. Un modeste éditorialiste, Cestmort, suivi de façon régulière par environ mille personnes lui propose un débat.
Le débat sera donc suivi par 1 001 000 personnes. L’audience de Mel’Bouchon a donc augmenté de 0,1 % tandis que celle de Cestmort aura été multipliée par 1 000. Et cela par pur effet statistique, indépendamment du contenu réel du débat.
Supposons maintenant que le jour du débat, Cestmort fasse une piètre performance et obtienne un taux de conversion de 0,1 %, contre 1 % pour son adversaire. Le bilan net sera de 0,001×1 000 000 - 0,01×1 000 = 1 000 - 10 = 990 électeurs en faveur de Cestmort. Il sera donc gagnant, même s’il s’est fait écraser durant le débat.
Une définition de l’expertise souvent étonnante
Et là on attaque un point qui commence à devenir vraiment problématique en matière d’éthique journalistique : certains médias n’hésitent pas à présenter comme experts des individus qui ne le sont pas du tout.
Exemple notoire : en mai 2024 est diffusé un débat sur LCI ayant pour thème « L'intelligence artificielle va-t-elle nous dépasser ? Nous remplacer ? ». Deux invités. Un chercheur du CNRS ? Un professeur de machine learning en école d’ingé ? Un ancien employé de Google ayant bossé avec l’équipe d’AlphaGo ? Que nenni ! Nous aurons droit à Raphaël Enthoven, présenté, à juste titre, comme « écrivain, professeur de philosophie, auteur de L’esprit artificiel », bien qu’il reconnaisse lui-même que son livre ne parle pas d’IA et qu’il ne connait pas le sujet[4], et surtout Laurent Alexandre, « Chirurgien, […], fondateur de Doctissimo, observateur des révolutions technologiques ».
Oui. « Observateur des révolutions technologiques ». Est-ce qu’ils ont inventé le titre sur le tas quelques minutes avant de faire l’émission ? Peut-être. A-t-il lui-même suggéré ce titre aussi vide que pompeux ? Je ne sais. Ce qui me dérange le plus, c’est surtout le bandeau qui apparait quelque secondes plus tard, lorsqu’il commence à parler :

Autant « observateur des révolutions technologiques » est un titre sans définition évidente et on peut se dire qu’en jouant un peu sur les mots, ça passe, même si c’est franchement limite pour une émission d’information. Autant, « spécialiste de l’intelligence artificielle », ça veut dire quelque chose de précis. Un spécialiste, c’est quelqu’un qui a des connaissances approfondies dans son domaine d’expertise[5]. Pour rappel, le domaine d’expertise de Laurent Alexandre, c’est l’urologie. Et vu le soin qu’il prend à ne jamais aborder les aspects techniques des réseaux de neurones et à ne jamais débattre contre qui que ce soit capable de le faire, j’ai de sérieux doutes sur le fait qu’il connaisse ne serait-ce que les bases théoriques de leur fonctionnement.
Il s’agit donc d’une information clairement mensongère. Ils ont présenté comme un débat de haut niveau une discussion de comptoir entre deux individus qui n’y connaissent absolument rien. Et à ce jour, je n’ai pas connaissance que LCI ait publié un démenti, ni qu’ils se soient fait retoquer par le CSA.
J’ai pris un exemple. Vous en trouverez d’autre sans difficulté[6].
Et sur le fond ?
À ce stade, nous n’avons parlé que de la forme. On pourrait se dire que ces biais pourrait être compensés par la différence de qualité des arguments. Ça peut possiblement marcher si les deux partis essaient vraiment d’exposer des arguments rationnels. Mais que se passe-t-il si l’un des deux partis se mets à dire absolument n’importe quoi ?
Exemple fictif : Alice et Bob débattent au sujet des discriminations envers les
homosexuels. Alice commence par rappeler les estimations du nombre d’agressions
à caractère homophobe ayant eu lieu l’année en cours, les tendances à long
terme et autres banalités. Bob enchaine en mode troll, level jeuxvideo.com : «
[Bob] : Oui, mais ce sont des réactions à l’omniprésence des lobbys LGBT qui
cherche activement influencer les enfants. Des campagnes ont été organisées par
l’Éducation Nationale dans des collèges pour promouvoir leur idéologie.
[Alice] : C’est faux. Les seules interventions relatives au sujet qui ont été
organisées par l’Éducation Nationale, sont des campagnes de préventions
relatives à la contraception, à la protection contre les MST, au respect du
consentement et aux luttes contre les discriminations.
[Bob] : Oui, mais ces opérations de luttes contre les discriminations, comme
vous dites, sont un alibi pour tenter d’influencer des enfants. Il y a des
études qui estiment que jusqu’à 35 % des homosexuels pourraient avoir des
tendances pédophiles, contre moins de 3 % chez les hétérosexuels…
[Alice] : D’où sortez-vous des chiffres aussi absurdes ?
[Bob] : Ce sont les chiffres de l’enquête menée par [mettre ici le nom d’un
Américain conservateur militant pour la pénalisation de l’homosexualité] dans
son livre [mettre ici le titre d’un pamphlet vendu à 150 exemplaires en
France]. Il souligne par exemple le fait que dans les affaires pédocriminelles,
les garçons sont presque aussi souvent victimes que les filles… »
Etc, etc. Vous voyez les problèmes ? Non ? Vous vous dites peut-être qu’en balançant des énormités aussi grossières et faciles à démonter, il se décrédibilise complètement ? Pourtant la stratégie est redoutable :
Problème 1 : l’enlisement du débat
Si vous relisez le paragraphe au-dessus de la conversation, vous verrez que le sujet de départ portait sur les discriminations envers les homosexuels. Dès le moment où Bob a pris la parole, ce sujet n’a plus été mentionné. Il n’y a donc plus aucune chance pour que la question des moyens à mettre en œuvre aboutisse. Par contre, deux autres problématiques sans intérêt sont apparues : l’existence d’un lobby LGBT et des soi-disant tendances pédocriminelles chez les homosexuels. Non seulement on n’a pas résolu la première problématique, mais en plus on en a rajouté deux autres. Sacré moonwalk.
Ici, l’exemple est totalement artificiel. Mais je pourrais citer le cas du réchauffement climatique pour lequel ça fait des décennies qu’on a droit à des débats interminables sur son existence ou son origine anthropique plutôt que sur la question des mesures à prendre pour s’y adapter avec le minimum d’inconvénients. Ou encore les débats sur l’immigration, qui évitent de se poser trop de questions sur les inégalités sociales et les moyens donnés à la justice.
Problème 2 : la focalisation des projecteurs
Les grands médias aiment les sujets polémiques. Ils ont donc tout intérêt à nourrir le troll. Dénonciation du scandale, debunk des chiffres, décrédibilisation des sources. Notre Bob, va se faire descendre par tous les médias jusqu’à ce qu’ils aient autre chose à se mettre sous la plume. Il n’empêche que pendant tout ce temps, ce seront les problématiques qu’il a choisies qui seront commentées et débattues sur toutes les chaînes. Il sera invité sur les plateaux télés où on le sommera de s’expliquer, éventuellement avec une parole contradictoire, mais uniquement sur la polémique qu’il aura lancée. Bref, pendant des semaines, on ne diffusera que ses matchs, et ils seront tous joués à domicile.
Problème 3 : la diffusion de la bonne parole
Oui, parce qu’au passage, non seulement notre troll a confisqué le débat, mais il a rendu mainstream des questions qui n’étaient discutés jusque-là que dans certains milieux complotistes.
Problème 4 : l’irréfutabilité de la proposition
Lorsque le débat s’appuie sur des données existantes — par exemple le nombre d’agressions recensées — il est possible de les discuter : les deux partis ayant étudié le sujet, ils les connaissent tous les deux. Ils connaissent la méthodologie et peuvent relever ses biais. Les confronter à d’autres sources ayant obtenu des résultats contradictoires et essayer de comprendre l’origine des différences.
En revanche lorsque les données sont inventées de toute pièce, alors il devient impossible à l’opposition de les contester : il est impossible d’opposer de vrais chiffres si aucune mesure sérieuse n’a été réalisée. L’« étude » en question ayant été sorti d’un obscur bouquin d’un tout aussi obscur auteur, et non de données scientifiques publiées, il est statistiquement peu probable pour le contradicteur d’en avoir eu connaissance, même en maîtrisant le sujet à fond. Impossible pour lui de savoir s’il s’agit de chiffres sérieux ou complètement bidons. Impossible de savoir si le protocole tient la route. Impossible de savoir s’ils émanent d’un organisme compétant ou d’un imbécile à la recherche de notoriété.
Alice n’a d’autre choix que de d’accepter de jouer la manche de Poker en direct. Soit elle juge que son interlocuteur bluff et relance : « vous dites n’importe quoi il n’y a aucunes données sur le sujet, votre étude est complètement bidonnée ». Soit elle se couche et doit composer avec l’argument. Dans le premier cas elle n’aura aucune source pour étayer ses propos, aucun chiffre à opposer, et elle prend le risque de se retrouver en PLS dans le cas ou, pour une fois, il s’agirait de données valables. Tandis que Bob, lui n’a rien d’autre à perdre qu’un argument choc. Dans le deuxième cas, elle perd le pli.
Une stratégie possible consiste à tâter un peu le terrain avant de se décider, comme dans l’exemple ci-dessus : « D’où sortez-vous des chiffres aussi absurdes ? ».
Problème 5 : Des sources qui jaillissent de nulle part
Puisqu’on le lui demande, Bob, va donc donner sa source : un illustre inconnu dont Alice n’aura très probablement, et le public très certainement, jamais entendu parler. Qu’il présentera bien évidement comme la référence sur le sujet. Là encore il faudra choisir.
- La source est-elle sérieuse ?
- Si elle l’est, dit-elle vraiment cela, ou s’agit-il d’une citation hors contexte qui fait dire le contraire à son auteur ?
Bref bluff ou pas ? Bonne chance. Et dans tous les cas, impossible de connaître les éventuels biais du protocole de l’étude, si tant est qu’il existe un protocole.
Problème 6 : contrairement à Gandalf, la vérité est toujours en retard
Encore une fois, on pourrait penser que dire de telles énormités engendrerait forcément un retour de bâton qui desservirait Bob sur le long terme. Après tout, le débat a été vu par des millions de personnes. Entre autres des journalistes dont c’est le métier de vérifier des informations. Ou une opposition qui n’attends rien d’autre qu’une occasion d’expliquer que Bob dit n’importe quoi.
Combien de personnes ayant vu le débat lirons le factcheck publié dans un journal quelconque le surlendemain ? En admettant que l’article soit lu, qu’est-ce qui a le plus d’impact psychologique : voire Bob dominer le débat ou voir Bob se faire contredire dans un article de journal deux jours plus tard ? Est-ce que le journal ayant vérifiés les affirmations de Bob, et donc son lectorat, sont du même parti que lui ? Est-ce que vous pensez que contredire un mensonge remet totalement les compteurs à zéro, ou laisse une forme de scepticisme, au sens premier du terme, dans certains esprits ?
Problème 7 : les croyants ne sont pas des gens rationnels
Il existe des problèmes réellement compliqués. Il faut parfois prendre des décisions avec des informations incomplètes. Trouver des compromis entre les intérêts des uns et des autres. Etc. Sur ces débats, il est normal d’avoir plusieurs partis pas toujours conciliables.
Mais pourquoi y-a-t-il des polémiques sur des sujets tranchés d’avance ? Lorsque Zemmour explique que les migrants sont tous des voleurs et des violeurs et que les musulmans appliquent une stratégie de colonisation par la natalité, quand Trump explique qu’un lobby LGBT tente de forcer des enfants à entamer des transitions de genre et que les migrants mangent des chiens et des chats, ou quand un climatonégationniste quelconque explique que le réchauffement climatique n’existe pas puisqu’il a neigé dans son jardin le 20 janvier dernier, on est à peu près au même niveau d’argumentaire que sur les forums parlant de terre plate, de terre creuse et de complots reptiliens. Les gens qui accrochent à ce genre d’argument ne le font pas à la suite d’un raisonnement déductif. Ils le font parce que ça les arrange, d’une manière ou d’une autre. Soit qu’ils ont des intérêts matériels, soit que ça leur permet de se croire plus malin que les autres.
Dit autrement, dans le cas ou la stratégie grossière de Bob lui permettrait de prendre le dessus durant le débat, alors ses soutiens y verront la confirmation de ce qu’ils croyaient déjà. Dans le cas ou Alice réussirait quand même à dominer le débat, et bien ça ne changerait rien : ce n’est pas l’argumentaire qui compte, mais la position prétendument anti-système et la provocation façon « je-suis-un-libre-penseur-qui-dit-les-vérités-que-les-gens-n’ont-pas-envie-d’entendre »
Dit autrement, Bob n’a rien à perdre à dire n’importe quoi. Il vise un petit pourcentage de la population qui n’a rien à faire de son argumentaire. Ce qui compte pour lui, c’est d’élargir l’assiette de ce pourcentage, donc de voir ses propos diffusés aussi largement que possible (peu importe si c’est pour les démonter), sur des médias ayant l’air d’avoir un semblant de crédibilité (typiquement, la télé) plutôt que sur des forums complotistes.
Bref…
Bref… Pour toutes ces raisons, le débats contribue plus souvent au recul de la vérité qu’à son émergence. Faut-il supprimer le débat pour autant ? Probablement pas. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a des conditions à respecter si on veut espérer que le débat ait réellement les vertus démocratiques qu’on lui prête bien trop souvent. Et je suis assez pessimiste sur les possibilités d’améliorations.
Premièrement, il y a un vrai progrès à faire du côté des grands médias en matière de contrôle des compétences des intervenants. S’il est vrai que tout le monde a le droit de s’exprimer, les émissions ne peuvent offrir qu’un temps limité, ce qui implique que ce temps ne peut être donné qu’à quelques individus triés sur le volet, qui seront donc implicitement présentés comme ayant une légitimité supérieure. Il est donc de leur responsabilité d’inviter des gens capables d’avoir une discussion plus élevée que des adolescents bourrés en train de refaire le monde en fin de soirée.
Deuxièmement, ce qui est appelé un « polémiste » à la télé, la radio, ou dans la presse, sur internet, ça s’appelle un troll. Si la liberté d’expression les autorise à dire n’importe quoi, elle n’oblige aucun média à se faire le relai de leurs conneries. Ni légalement, ni moralement. Y compris lorsqu’ils crient à la censure sur tous les plateaux télé à des heures de grande écoute. Encore une fois le temps de parole est précieux. Il n’est pas possible de se permettre de le gaspiller.
Troisièmement le débat oral en direct ne permets pas le contrôle des affirmations en temps réel. L’écrit reste une forme de débat plus constructive et moins propice aux coups bas. À défaut, il devrait être nécessaire de publier les débats en différé après vérification systématique des sources.
Même avec tout ça, on serait loin de la perfection. Je pense par exemple au cas Didier Raoult : le mec avec toute légitimité pour parler (c’était son domaine d’expertise), et pourtant il s’est révélé être guignol à la recherche de notoriété. Cela dit, si ça permet déjà d’éliminer les sujets du siècle dernier type « faut-il rétablir l’uniforme à l’école », on gagnera du temps.
Ah, et j’oubliai un dernier point qui a toute son importance. Admettons que nous ayons affaire à un débat contradictoire où toutes les conditions sont réunies pour qu’il soit le plus constructif possible : expertise des intervenants, respect mutuel, affirmations sourcées, bonne foi, etc.
Y-a-t-il eu un débat contradictoire pour choisir le sujet du débat ?
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Ressources enseignement moral et civique, éduscol, septembre 2015 :
https://eduscol.education.fr/document/20578/downloadSi vous jetez un œil au pdf, vous verrez que les axes d’enseignement sont orientés vers l’autogestion et la discipline intellectuelle — qualités tout à fait honorables — mais n’enseignent en rien à repérer d’éventuelles sorties du cadre de ce qu’ils appellent le « débat réglé ». En communication politique, ce type de débat ne se produit jamais :
-
« il vise la recherche d’un compromis ou d’un consensus sur fond de divergence des points de vue, voire de conflit. »
Les débats télévisés visent systématiquement à exacerber les divergences afin de maximiser le nombre de vues. -
« Il s’agit donc d’un échange dont chacune des parties peut tirer profit et non d’un affrontement avec un gagnant et un perdant. »
Si le profit est le nombre d’électeur, ça peut se discuter. S’ils parlent du plan intellectuel, ils se fourrent le doigt dans l’œil. -
« une succession d’arguments pesés et mesurés. »
Ce qui exclue la présence d’argument ouvertement mensonger. -
« à partir de réponses différentes mais égales en dignité »
idem. -
« apprendre à utiliser les outils langagiers et de communication par exemple à partir de l’analyse d’un débat d’experts « réel », télévisé ou radiodiffusé. »
Cette phrase me gêne particulièrement. Le problème est justement que les débats télévisés sont très rarement des débats d’expert.
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Comprendre « libertarien » dans la bouche de ce monsieur. ↩
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Économistes face à la réalité sans filtre. C. Gave, P. Larrouturou, Thinkerview, avril 2024
À 2 min 43, juste avant de se faire rouler dessus pendant 3 heures d’affilée :
https://www.youtube.com/live/MuPEZ9fyijc?feature=shared&t=163 ↩ -
Débat —Les limites de l'IA— ENTHOVEN vs M. PHI, La Tronche en Biais, septembre 2024
à 6 min 40, juste avant de se faire démolir pendant les deux heures suivantes :
https://www.youtube.com/live/xMxo9pIC0GA?feature=shared&t=401« L’intelligence artificielle n’est pas le sujet de mon livre »
— Raphaël Enthoven à 25 min 26 :
https://www.youtube.com/live/xMxo9pIC0GA?feature=shared&t=1526« Je suis très content de parler d’IA. Ça me passionne. Ça m’interesse beaucoup. Je suis néophyte. J’ai l’intention d’apprendre plein de choses. »
— Raphaël Enthoven -
«
- Spécialiste :
- Personne qui a des connaissances approfondies dans un domaine, dans une branche déterminée, dans une activité professionnelle. »
— Larousse : Spécialiste «
- Spécialiste :
- Personne qui s'est spécialisée, qui a des connaissances approfondies dans un domaine déterminé et restreint (science, technique…). »
— Le Robert : Spécialiste «
- Spécialiste :
- Qui maitrise une spécialité, expert. »
— Wikisource : Spécialiste Pour une fois qu’ils sont tous d’accord… ↩
-
Bon, après si vous cherchez sur CNEWS c’est un peu de la triche aussi. C’est un peu comme regarder Sharknado quand vous voulez voir un nanar : une fois que c’est fait exprès ça devient compliqué de trouver ça ridicule. Mais si vous n’avez pas peur du vide et des insultes gratuites, vous pouvez chercher les débats d’une émission modestement intitulée « l’heure des pros ». ↩
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